Le Pic St Loup par l'arête Est : le résumé

explicationsMérite un effortRandonneur montagnard
La note des internautes : 17.67 - Nombre de notes : 6
Secteur géographiqueGarrigues
Carte IGNTop25 2742ET
explicationsDate de mise à jour21/05/2004
explicationsDurée3 h 20
explicationsDénivelée500 m
explicationsPériode recommandéeavril mai juin septembre octobre

Le Pic St Loup par l'arête Est : le topo

Parcours

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Prendre le sentier qui part du virage en direction approximative du Sud-est. Marcher un moment sur cette trace rectiligne qui fait ensuite un grand virage à droite. Peu après ce virage, carrefour dans une clairière, aller à gauche.

Le sentier est très raviné. Après quelques minutes, faire attention à ne pas rater une bifurcation où on va en biais à droite (photo), en se repérant à une vieille balise jaune sur un rocher. Le tracé est ensuite bien arboré. On passe une clôture, on ignore une mauvaise trace qui part à gauche et on se rapproche du bas des falaises.

Ensuite, il faut quitter le sentier principal pour une sente qui monte sur la droite, repérée par un cairn dans un arbre (45 mn)(photo). Pas d'erreur possible, c'est la seule trace nette sur la droite. On est à quelques minutes à peine du col de la Pousterle, donc pas loin de l'extrémité Est de la crête rocheuse.

La sente monte fortement puis atteint le pied de la paroi rocheuse. Longer cette dernière en la gardant à main droite jusqu'à un col où on franchit une clôture. Juste après le col, prendre une sente à droite balisée en bleu. On fait quelques zig zag dans les lapiaz puis on rejoint la crête.

On attaque le premier passage rocheux, très facile. Ensuite, on quitte à nouveau la crête pour passer dans le versant Sud. A cet endroit, l'arête est trop végétative et se parcourt difficilement, donc mieux vaut rester sur le sentier. Puis, le sentier toujours bien balisé en bleu atteint une brèche très marquée sur la crête (1 h 20). Ici, on laisse notre sentier repartir dans le versant Sud et on attaque la partie intéressante du parcours.

Pendant une demi-heure environ (enfin, ça dépend de votre rythme sur ce type de terrain) on va suivre précisément le fil de l'arête selon une ligne particulièrement esthétique. Le rocher est très bon. Globalement, le niveau de difficulté est raisonnable et l'itinéraire est à la portée d'un randonneur. Cependant, on va rencontrer trois réelles difficultés, qu'on peut contourner par le Sud, parfois en galérant dans la broussaille. Juste après la brèche, un bastion rocheux peut impressionner par sa hauteur mais il ne faut pas hésiter à s'y engager, c'est très facile. Plus loin, il faut franchir une portion d'arête effilée. Beaucoup de gaz. Vraiment magnifique. Enfin, un dernier bastion rocheux se franchit aisément en son centre par un couloir cheminée.

La suite est très facile et le sentier bleu nous rejoint sur la partie horizontale terminale. Avec lui, on rejoint le sommet du Pic St Loup (2 h) où on ne s'attarde pas parcequ'il y a trop de monde.

Une fois passé le sommet, on poursuit sur l'arête Ouest avec un balisage rouge. C'est très aérien mais facile. On contourne le Cirque des Escargots et après cela, on repère sur la droite une trace balisée en vert qui plonge dans le versant Nord (photo).

Après quelques grandes marches rocheuses impressionnantes mais faciles, attention à ne pas rater un changement de direction au niveau d'un cairn (photo). Si on continue tout droit, on s'aperçoit vite de son erreur car la trace se perd.

La descente se poursuit sans difficulté. Ensuite, plus on descend, plus ça se corse. Les marches sont de plus en plus hautes et souvent marbrées. Plein de petits cailloux glissants recouvrent souvent le rocher et sont autant de pièges. La descente est longue et physique. Finalement, on atteint le haut d'un pierrier, c'est la fin des difficultés (2 h 45).

Descendre le pierrier dans l'axe de plus grande pente pour trouver le départ d'un sentier dans les chênes qui nous mène en quelques minutes à un carrefour avec un tracé plus large.

Prendre celui-ci à droite. On atteint une zone herbeuse à droite, laquelle est suivie d'un carrefour où on va tout droit. Plus loin, on traverse une grande zone dégagée. A la bifurcation, prendre à gauche.

On retrouve ainsi notre itinéraire de l'aller et on retourne ainsi au parking.

Accès et parking

Se rendre à St Mathieu de Tréviers. A la sortie du village, au rond point, prendre à gauche la D1 en direction de St Martin de Londres. S'engager alors sur cette magnifique route qui passe entre l'Hortus et le Pic St Loup, le tout dans une superbe pinède. Après 6,5 Km, la route arrive à un col et fait un virage serré à droite. Parking sur le côté gauche dans le virage.

Terrain

Au même titre que son cousin Le Pic St Loup par la Diagonale, ce parcours s'adresse à des randonneurs haut de gamme, possédant un niveau leur permettant de passer du II limite III sans assurance, y compris en désescalade.

La montée par l'arête Est est un peu aérienne et s'effectue sur un excellent rocher et on peut éviter les passages délicats.

En revanche, la descente se fait sur du rocher parfois marbré et sauf à faire demi-tour, on ne peut pas échapper aux difficultés. Cependant, c'est moins expo et moins aérien que par la diagonale.

Au total, un circuit assez court mais très physique et éprouvant.

Mêmes conseils que pour le topo de l'arête Ouest : ne vous engagez pas seul(e) sur ce parcours, emmenez une corde okazou, et surtout qu'il y en ait au moins un parmi vous qui soit sûr de son niveau sur ce type de terrain.

Paysage

Parmi les quatre accès intéressants au Pic, deux d'entre eux, la diagonale et l'arête Ouest sont décrits dans un autre topo. Ces deux parcours deviennent de plus en plus fréquentés.

Je vous présente ici les deux autres accès qui sont plus confidentiels. La montée par le sentier de l'arête Est a été re-balisée il y a quelques années mais elle reste peu courue. En vérité, c'est un simple sentier avec quelques passages rocheux. Pas terrible. Au lieu de cela, je vous propose d'éviter une bonne partie de ce sentier pour parcourir la crête proprement dite et là, c'est presque une voie d'escalade. Pas dure (on peut la coter en II) mais quelle ligne, quelle esthétique !

Une merveille. Et en plus, le rocher est bon.

La descente dans la face Nord ne ressemble pas à celle par la diagonale. Il n'y a pas de passages clés mais la difficulté est plus soutenue, notamment en bas. A la fin de cette descente, on souffle un bon coup. Vraiment physique. On dépasse largement le stade de la rando classique. Mais c'est quand même assez génial de se retourner une fois en bas et de se dire qu'on est descendu dans cette face verticale et austère...

Ceci dit, n'oubliez quand même pas de regarder le paysage. Le Pic est surtout connu pour ça. Montagne isolée dans la plaine, panorama à 360 degrés.

Epoque

La bonne époque se situe d'avril à juin et de septembre à octobre.

Lors des journées de fin d'automne et d'hiver, le versant Nord ne voit pas le soleil et la descente peut alors être dangereuse car humide ou verglacée.

En juillet et août, vous risquez de cuire au soleil dans la montée de l'arête. Et il y a trop de monde au sommet.

Restent donc les périodes intermédiaires.

Fréquentation

Très faible sur l'arête et dans la descente. Au sommet, parfois énorme. Sur les sentiers d'accès, assez conséquente.

Eau

Non.

Raccourcis

Non.

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