L'Auverne : le résumé

explicationsTrès intéressantRandonneur confirmé
La note des internautes : 16.5 - Nombre de notes : 8
Secteur géographiqueGarrigues
Carte IGNTop25 2643OT
explicationsDate de mise à jour13/04/2013
explicationsDurée5 h 10
explicationsDénivelée500 m
explicationsPériode recommandéeavril mai

L'Auverne : le topo

Parcours

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Prendre la route en direction du village de Laulo. Une fois dans le centre du village, repérer un calvaire sur la droite. Au niveau de cette croix, prendre une ruelle à gauche en montée. On monte dans une jolie rue. En haut de la rue, prendre à droite et rejoindre un carrefour. A ce carrefour, prendre une rue cimentée à gauche en montée.

Rapidement, cette rue devient un large sentier, sans doute très ancien car encore caladé par endroits. C’est ici la première occasion d’observer la différence entre le basalte et les ruffes, deux roches dont on entend souvent dire à tort qu’elles ont une origine commune.

Sans vouloir imposer un cours de géologie, ce dont je serai bien incapable d’ailleurs, il faut simplement savoir que les ruffes sont une roche sédimentaire datant de l’ère primaire et que le basalte est une roche volcanique d’âge très nettement plus récent. Les coulées volcaniques sont donc venues recouvrir les ruffes et les deux couches sont ainsi superposées, l’érosion ayant fait son œuvre par ailleurs.

Leur proximité dans le bassin du Lodévois et aux environs crée souvent la confusion et cette randonnée permettra à ceux que cela intéresse de bien différencier l’une de l’autre. Ainsi, dans le cas de notre sentier, on notera que la calade est en basalte malgré qu’on soit sur un sol de ruffes. Simplement, les anciens sont allés chercher la matière première un peu plus haut.

On s’élève pendant une vingtaine de minutes sur ce sentier bien tracé quoique souvent pierreux et raviné. Quelques vues rompent la monotonie et petit à petit, on voit les ruffes laisser place au basalte pour de bon. Finalement, on débouche sur le plateau de l’Auverne, parfaitement horizontal et couvert de prés et de cultures. Fort contraste, donc.

On poursuit sur un large chemin dont on remarque le revêtement en pouzzolane. La pouzzolane est constituée de scories, projections volcaniques. Logique, on est sur le plateau basaltique.

Après moins de dix minutes, on atteint un carrefour en T. Prendre à droite un chemin plus large. On sinue sur le plateau, la piste fait plusieurs virages. Attention, après une douzaine de minutes, ne pas prendre une piste qui part sur la droite (d’ailleurs elle n’est pas marquée sur la carte).

Compter environ trois quarts d’heure de marche sur le plateau. Alors, la piste, qui s’est encore élargie entre temps, commence à descendre. A ce moment, on découvre les premières vues sur le Salagou. Très joli.

Rapidement, on atteint un carrefour en T où on va à droite (1 h 25). La descente se poursuit, désormais balisée en jaune. La piste est large et pas belle mais le paysage compense largement. On quitte le basalte pour retrouver les ruffes et en bas de la descente, on arrive à un carrefour où on prend à droite, laissant le balisage jaune aller à gauche.

Marcher sur une petite route goudronnée en contre haut du village des Vailhes. On dépasse un réservoir sur la droite puis on pénètre dans une zone de ruffes ravinées. Repérer une sente sur la gauche qui dégringole dans cette zone de ruffes. Un peu raide mais ce terrain est particulièrement adhérent et on risque peu la glissade.

Cette sente se calme assez vite, contourne le camping par la droite et se termine en large chemin pour déboucher à l’entrée dudit camping. Ne pas aller à gauche vers le camping mais continuer en face où on trouve plusieurs sentes qui permettent de rejoindre très rapidement le bord du lac et les tables de picnic (1 h 55).

Marcher désormais au bord du lac. Le sentier est balisé en jaune. Au début, on longe les bâtiments du camping puis la civilisation disparait et on profite alors pleinement du paysage.

Parcourir ce sentier dans les ruffes de couleur lie de vin, ravinées et plissées, localement couvertes de chênes ou de pins bien verts, au bord de l’eau bleue du Salagou, est un pur moment de plaisir. Le paysage change tout le temps et pour peu qu’on ait choisi les mois du printemps, la floraison des genêts et de la coronille ajoutent une touche jaune qui est du plus bel effet.

Ce qui est bien, c’est que ça dure. Compter 1 h 15 pour atteindre l’extrémité du sentier. Ce n’est pas l’extrémité du lac mais c’est là que le sentier quitte le bord de l’eau car à cet endroit commence une calanque très très encaissée et infranchissable.

Lors du parcours au bord de l’eau, on pourra encore faire un peu de géologie et remarquer les nombreuses roches basaltiques posées au sol sur les ruffes. Ce sont simplement des pierres tombées du plateau volcanique au dessus. On remarquera aussi des séries plus blanches au milieu des roches rouges et également des craquelures de dessiccation, comme de l’argile séchée. Mais je ne vais pas vous embêter davantage avec la géologie, si ça vous intéresse, vous demanderez à Google.

Le sentier vire donc à gauche et se met à monter. Si on peut, essayer de jeter un œil sur la calanque à droite, elle vaut le coup. Plus haut, comme on a pris de l’altitude, on admire de nouvelles vues sur l’ensemble du lac. Puis on entre en forêt et le sentier devient méchamment pentu. Heureusement, il y a de grosses marches bâties et finalement on retrouve le plateau de l’Auverne.

Le sentier devient un large chemin et rapidement rejoint une piste qu’on prend à droite (3 h 30). On quitte alors le balisage jaune.

Marcher un petit quart d’heure sur la piste. Celle-ci franchit un ruisseau. Ce ruisseau donne lieu en saison humide à une jolie cascade un peu plus bas mais elle est difficile à observer.

Après donc un petit quart d’heure de piste, prendre en biais à droite un chemin herbeux presque parallèle à la piste. Il devient rapidement un sentier et offre des vues magnifiques vers la droite. Plus loin, il vire à gauche, continuant à offrir de belles vues. On longe alors un muret. Une fois atteint l’extrémité de ce muret, faire une cinquantaine de mètres puis prendre en épingle à droite un sentier peu visible qui descend. Attention, il ne faut pas aller jusqu’à la grosse bite blanche marquée P.

Ce sentier descend violemment dans les rochers (basaltiques) et il faut même mettre les mains par moments. Mais c’est très bref. En bas, on arrive au pied de ce qui reste des orgues de l’Auverne. Ces orgues basaltiques ont du être très belles mais elles ont servi de carrière lors de la construction du barrage du Salagou et maintenant elles sont toutes cassées …Bouh …

On longe ces orgues à main droite puis on s’engage sur la piste qui fait suite au sentier. Une épingle à gauche puis on arrive à une épingle à droite. Quitter ici la piste pour un sentier à gauche. Il devient rapidement très broussailleux. Puis on arrive à un muret. Ici, le sentier, peu visible, fait un brusque virage à droite et se met à descendre. Il faut viser une autre grosse bite blanche marquée cette fois K.

Je ne sais pas à quoi servent ces bites ? Et vous ?

Puis on rejoint rapidement une petite route qu’on prend à gauche. Le barrage du Salagou est en contrebas à notre droite. On observe qu’il s’agit d’un barrage poids en enrochement basaltique comme je viens de l’expliquer à propos des orgues.

Marcher sept à huit minutes sur cette route en légère descente. Attention, il faut alors la quitter pour un sentier en biais à gauche. Ce sentier démarre dans une zone de ruffes ravinées.

Une fois sur le sentier, pas de difficulté, on sinue joliment dans les ruffes puis on s’élève plutôt progressivement sur un sentier bien tracé. En haut, on quitte une fois de plus les ruffes pour retrouver le basalte et on observe à nouveau aisément la zone de contact entre les deux roches.

Après une vingtaine de minutes de montée, on débouche sur une large piste qu’on prend à droite (4 h 30).

Cinq petites minutes de piste en légère montée (avec une traversée de ruisseau sympa quand il y a de l’eau) et la piste se transforme en routelette. Presque tout de suite, faire bien attention et repérer sur la droite un sentier qui descend et un panneau Mas Audran sur un arbre.

On descend maintenant sur cet agréable sentier arboré. Après un petit quart d’heure, on rejoint le haut du village de Mas Audran. Surprise. La pente y est couverte d’agaves gigantesques. Un petit ruisseau coule. Pus bas, un champ d’iris s’éclate au printemps. Très exotique !

Le sentier passe en contrehaut des maisons puis fait deux virages et rejoint une route. L’emprunter à gauche en montée. On traverse le village avec des jardins et des bords de route très fleuris, notamment au printemps. La terre est riche, ici, et l’expo est bonne, aussi.

La route fait un virage à gauche puis on quitte le village et on atteint un carrefour où on prend à droite en descente. Il ne reste plus alors qu’à se laisser aller en roue libre et en quelques minutes on rejoint Laulo (quel joli nom) et le parking (5 h 10).

Accès et parking

Sur l’A75, sortie 56 Salelles. Une fois sorti, à gauche D140 vers Laulo, Mas Audran.

Au rond point suivant, D140 vers Laulo. Après le pont, à la fourche, à droite vers Laulo.

Parking sur le bas côté tout de suite sur la droite, peu avant l’arrêt de bus à gauche.

Terrain

Une randonnée pas facile car les sentiers sont souvent pentus et caillouteux ou rocheux. De plus, la fin de parcours est constituée de deux montées et deux descentes, pas aisées à avaler après le repas du midi.

Pas de réelle difficulté d'orientation.

Paysage

Le point fort de ce circuit est le parcours au bord du lac du Salagou. Assez connu et fréquenté, vous l'avez peut-être déjà parcouru. Malgré tout, cela reste un grand moment de plaisir.

La traversée du plateau de l'Auverne en partant de Laulo n'est pas passionnante mais pas ennuyeuse non plus. Au bout du plateau, on a la surprise de découvrir de belles vues sur le lac.

Le dernier tiers du parcours est intéressant par son côté inédit et original. Une fois remonté sur le plateau, on redescend en passant au pied des orgues basaltiques puis on remonte par un sentier qui n'est pas sur la carte avant de redescendre par un autre sentier lui aussi absent de la carte IGN, pour finir par traverser le Mas Audran et sa végétation étonnante.

La géologie de ce secteur est intéressante et ce circuit permettra à ceux qui font la confusion entre ruffes et basalte, d'apprendre à différencier ces deux roches. J'espère que les explications que je fournis dans le texte ne seront pas trop ennuyeuses à lire.

Epoque

C'est au printemps que les genêts et la coronille en fleurs et l'herbe bien verte forment le contraste le plus saisissant avec le sol rouge des ruffes ou noir du basalte. En général, c'est bon dès le début du mois d'avril.

En automne, les couleurs sont belles également mais attention aux chasseurs très nombreux et souvent présents sur le plateau de l'Auverne.

Fréquentation

Du monde au bord du lac. Pour le reste, plutôt calme.

Eau

Non mais on doit pouvoir en demander au camping si besoin (je n'ai pas essayé).

Raccourcis

Non.

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